TOOL TRIP

Boracay

white beach sign

Passons aux choses sérieuses!

Passer deux mois aux Philippines lors de ce tour du monde nécessitait pour nous une halte obligatoire à Boracay, le spot de kite le plus connu de ce pays.
Après presque un mois passé dans l’archipel des Visayas nous avons commencé notre lente remontée vers Luzon par un vol de Cebu City vers Kalibo, l’aéroport à 2 heures de Boracay (et douze fois moins cher que celui de Caticlan situé à 15 minutes de la fameuse île).
Débarqués tard à Kalibo (comme d’habitude notre vol avait du retard, une constante aux Philippines), nous avons donc du y passer une nuit, halte obligée avant le bus du lendemain pour notre destination. Mais cette soirée fut assez incroyable, puisque sans le savoir nous étions à Kalibo la veille du début du festival Ati-atihan, plus gros festival des Philippines. Et donc ce soir-là toute la ville était en ébullition pour les derniers préparatifs et les groupes de musiciens en pleine répétition! L’atmosphère était indescriptible.

Festival Ati-Atihan 2016 Kalibo from tool-trip on Vimeo.

C’était vraiment génial d’assister à ce vacarme organisé, et comme nous étions les seuls européens nous faisions aussi le plus grand bonheur des musiciens qui nous faisaient participer à leurs chorégraphies. On a même pu apercevoir les costumes cas sur le chemin du retour vers l’hôtel, un magasin était encore ouvert (10h du soir) et plusieurs personnes étaient en pleine couture des masques et chapeaux dont le détail et les couleurs étaient juste magnifiques. Bref un de ces moments spéciaux qu’on oubliera pas. Et bonus, la nuit passée à Kalibo nous coûta que 3€ chacun!

white beach turquoise

Boracay ou Disneyland made in Philippines

Le lendemain matin donc, cap sur Caticlan, port d’entrée de Boracay. Là il faut le savoir, c’est le début du foutage de geule: il faut payer trois fois pour pouvoir monter sur la banca, un montant ridicule par rapport au temps passé en mer, 10 minutes à peine. C’est un peu comme la liaison Hyères-Porquerolles, c’est honteux. Mais bon on accepte et on s’entasse avec 40 coréens dans le bateau en bambou. De l’autre côté de la rive, même combat le prix des tricycles est le double (au moins) de celui pratiqué sur les autres îles, et oui la notoriété a un prix.

banana boats

La notoriété de Boracay

Mais une fois de plus, on se débrouille comme des chefs et on arrive à Station 3 avec encore quelques pesos en poche. Petite explication sur l’organisation de Boracay. L’île est très petite, et est dominée par white beach, la plage votée plus belle plage du monde il y a quelques années. Cette plage fait quasiment quatre kilomètres de long et est divisée en trois morceaux: les stations. Station 3 c’est la plus au sud, la plus éloignée des hôtels de luxe et du sable blanc, la plus proche du port et donc la moins chère. Pour le reste de l’île, au nord, il n’y a pas de touriste, et à l’est il y a Bulabog beach, le spot de kite. Mais on reviendra là dessus en détail plus tard.

soph white beachjm white beach

Se loger ici c’est pas donné

Pour le moment, on voulait juste vous rapporter le mal qu’on a eu à trouver un logement pour petit budget sur Boracay: c’est mission impossible. Et après plus d’une heure de recherches infructueuses, Sophie avait franchit son seuil d’agacement: impossible de trouver du wifi sans avoir à payer 5€ un jus de fruit, des vendeurs à la sauvette agaçants pire qu’au Sacré cœur bref pas notre tasse de thé (et surtout le choc des cultures en venant du Sud de Leyte!!!). Alors j’ai fini par sauver la patrie en trouvant le plan du siècle, la seule guesthouse de l’île à 10€ la nuit. Trafalgar gardens, tenu par un philippin marié à une anglaise et qui a bien voulu nous caser tous les deux dans une chambre simple (il a eu pitié de ma tête de cocker triste). Et bien on le recommande à tout le monde. C’est à deux pas de la plage, juste à côté du supermarché tout récent et c’est de loin le meilleur rapport qualité prix de l’ile (sauf si vous êtes millionnaires!). La première nuit serait donc un peu serrés dans la chambre simple mais ensuite le propriétaire nous a transféré dans la chambre double la moins chère de l’île, nickel.
Une fois correctement installés, rafraîchis par un plouf libérateur et on peut le dire assez fiers de notre trouvaille, on a pu se mettre en route pour Bulabog et aller voir si le vent était de la partie.

kites bulabog

0 vent, tous les kites sont sur le sable…

Boracay est une ile toute en longueur, donc il faut à peine 5 minutes pour passer d’une plage à l’autre, mais c’est le contraste le plus impressionnant qui nous ait été offert à constater. Vous passez du monde du selfie et du russe bodybuildé/la pouf ultra fière de son corps à une plage dédiée au kite, avec des petits restos tranquilles en bord de plage où tout le monde n’est là que pour le vent. Bon on l’avoue tout de suite, le vent n’était pas au rendez-vous, ni lors de notre bref passage ni durant toute cette saison, qui normalement s’étend d’octobre à mai et qui cette année est complètement perturbée par l’influence d’El Nino.

bulabog beach

Le spot, un truc de fou!

Merci El Nino!

Sur les trois jours passés à Boracay, on a pu constater à peine un petit 12 noeuds (en rafale) et un nombre incalculable de kites aux tailles démesurées, de 13 à 20m! Notre première session du tool-trip ne sera donc pas aux Philippines. Une déception c’est vrai, mais ce n’est que partie remise pour plus tard dans le Pacifique. Mais on recommenderait à n’importe qui souhaitant commencer la pratique du kite sur un spot de rêve en toute sécurité de venir ici: la plage est vraiment grande, et hyper large avec à peine 80cm d’eau turquoise à 28 degrés l’idéal !

press ups russian

Les touristes sur White Beach, qu’est ce qu’on rigole!

Pour ce qui est du reste de nos impressions de l’île, c’est très très très touristique, méga bruyant, sale, ça sent les égouts, plein de chinois et de russes, plein de vieux immondes avec de très jeunes asiatiques, et mille fois trop construits pour être agréable. Par contre c’est l’endroit rêvé pour s’asseoir et regarder les gens à longueur de journée. Entre les groupes de coréens qui font du paddle sur 3 cm d’eau mais qui portent un gilet de sauvetage, les russes gonflés à l’EPO qui font des pompes sur la plage en slip, le jeunes européens qui sont rouges comme des tomates et qui ne sont là que pour faire la fête ou encore les riches qui alternent entre repas dans leur hôtel all inclusive et leur transat sur leur bout de plage privée on n’a jamais le temps de s’ennuyer.

selfie white beach

La dream team…

Le coucher de soleil, une institution

Quand vient l’heure du coucher de soleil, le spectacle est encore plus chaotique: des centaines de personnes souhaitent monter à bord de pseudos bancas à voile pour admirer les dernières lueurs du jour depuis la mer. Alors que nous on se régale à les regarder depuis le sable haha! Dans les airs des dizaines de parasailing qui se font trainer comme des bourdons par un bateau à moteur, et dans les bars et restaurants toujours autant de musique de karaoké on se serait vraiment cru dans un film…

white beach people

boats white beach

Et pour échapper à cette mascarade (et oui ça va un moment le « people watching »), vous pouvez aller visiter le nord de l’île. Et c’est ce qu’on a fait avec Soph, à pied, un concept inconnu aux Philippines. Nous avons fait une halte sur Diniwig beach une plage dans une crique protégée.

balls north beach

Nuances de bleu…

Puis nous sommes rentrés un peu dans les terres où les locaux habitent: on a un peu l’impression qu’ils sont moins heureux qu’ailleurs ici mais d’un autre côté vu ce que le tourisme a fait de leur ile on les comprend! Après les quelques villages authentiques, on retombe dans la palme de l’aberration: un circuit de kart, puis un centre de tir à la carabine, des remontées mécaniques pour ceux qui veulent faire de la tyrolienne, un parcours de golf voire même du zorbing, tout est possible ici.

diniwig boats

VODKA!!!

Préférant les jolis points de vue aux activités farfelues, on a voulu admirer le point de vue au nord de Boracay, mais comme partout il fallait payer. Pas découragés on part trouver un spot alternatif et on arrive sur un chantier où ils finissent de construire une maison. Le maçon nous dit qu’on peut aller sur le toît pour prendre une photo, mais en arrivant sur la terrasse on est accueillis par trois russes en slip qui boivent leur vodka en se faisant rotir le steak. On s’excuse mais les russes étant ce qu’ils sont comencent à nous hurler dessus et on décide de rebrousser chemin avant que Sophie ne leur rende leur impolitesse! Je ne veux pas finir en bouillie à cause d’un agent du KBG en vacances…Bref pour changer d’air on a fini à Bulabog et une fois de plus, pas de vent, donc petite sieste, petit apéro et rendez-vous au prochain épisode.

diniwig jm and soph

Lors de notre dernier jour su place nous sommes à nouveau partis explorer les coins déserts au nord de l’île. Le village de Yapak près de la plage de Puka est très local, ce qu’on adore et la plage est superbe.

puka sign

On est un peu constamment sollicité pour louer un transat (50 fois en 500m) mais ça fait partie du jeu et on a réussi à trouver un petit coin à l’écart où on a pu se reposer, lire tranquille et prendre de belles photos.

puka boat

puka beach

Petit coin de paradis

Dernière plage qu’on nous avait conseillé: ilig iligan à l’Est. À un quart d’heure de marche de Puka, c’est encore une fois une plage magnifique et déserte. On peut même nager sur un petit îlot en face les jours où les vagues ne sont pas trop grosses. Pour fêter le calme retrouvé on s’est offerts 2 San Miguel fraîches les pieds dans le sable. Y a pire comme endroit.

selfie puka

Les San Miguel étaient fraîches

ilig iligan beach

ilig iligan beach sand

Bam, personne!

Et pour clore une bonne journée nous avons craqué pour un cocktail en face du coucher de soleil.

sunset cocktail

Pas mal même si le service laisse à désirer (il faut compter au minimum 30 minutes pour quoi que ce soit dans un bar ici), on a eu à nouveau la bonne surprise de croiser la route d’un groupe de musique ambulant qui célébrait le festival Ati-atihan. À une échelle plus réduite qu’à Kalibo mais sur la plage, on les a suivi le long de white beach dans un bruit assourdissant mais avec toujours autant d’entrain et de sourire. It’s always fun in Boracay!

boat sunset

Coucher de soleil sur Boracay

Bilan: on valide, mais pour quelques jours seulement…

jm water

Pour résumer Boracay, si vous n’aimez pas les riches coréens ou que vous ne supportez pas les russes, faites demi-tour. Si vous aimez la bonne bouffe, allez voir ailleurs. Si vous recherchez le calme et la paix, passez votre chemin. Mais si vous voulez apprendre le kite, et si c’est pas El Nino vous pouvez rester des semaines dans l’eau. Et si vous voulez mater les touristes de base pendant quelques jours les orteils dans le sable, c’est fun aussi!

boracay sign1boracay sign2

5 reflexions sur “Boracay

  1. Avatarlaurane

    connaissais pas le zorbing!!

    le coktail en face du coucher de soleil j’adoooore!! le ruskof faisant ses pompes tellement discrètememt aussi!!

  2. Avatargps.

    on ne s’en lasse pas

    des supers sourires aux photos magiques

    avec toutes les nuances de bleu possibles et in-imaginables !

    thanks a lot

  3. AvatarFamille Duchaine

    Coucou les bien-heureux globe-trotters,
    Toujours des commentaires croustillants et de jolis paysages.
    Merci à vous de nous avoir déconseillé cette destination. On aurait été super déçus, ça nous rappelle un peu notre passage éclair sur Koh Samui en Thaïlande (plein de Russes et plage bondée, tarifs exorbitants…) et encore la mer de Boracay est de loin bien plus jolie.
    Bonne continuation.
    Christelle et ses hommes

  4. Avatarmam

    quant à moi j ai choisi la photo du palmier avec je ne sais quoi qui pend et les nuances de bleu pour en faire un tableau et l’accrocher à la maison.

    au suivant !!!! et merci de nous faire partager toutes ces merveilles. bizzzzzzzz

  5. Pingback: Luzon de Batangas à Manille | TOOL TRIP

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