TOOL TRIP

Pluie à Huahine et Raiatea

Pluie torrentielle

La première d’une longue liste d’îles de la Société
Donc… Nous esperions pouvoir écrire un article par île au cours de notre voyage en Polynésie. Malheureusement suite au temps pourri rencontré dans les îles sous le vent de l’archipel de la Société et donc avec trop peu d’histoires à vous raconter, nous allons faire d’une pierre deux coups en résumant notre passage sur Huahine et Raiatea dans un seul épisode humide!
En ajoutant les deux trois derniers jours passés sur Rangiroa nous avons essuyé 8 jours de pluie, vent orages et invasions de moustiques sans discontinuer. Alors on ne va pas se plaindre avec le soleil qu’on a eu aux Tuamotus mais certains de nos amis ont passé plus de trois semaines sur quatre sous un déluge.
Et quand on passe les nuits sous la tente, c’est encore moins sympathique d’avoir une telle météo: sortir de la tente est une épreuve et y rester un risque… Donc on a fait ce qu’on a pu, mais on n’a pas vraiment pû profiter des splendeurs de ces deux îles comme on en rêvait.
Nous avons commencé notre voyage vers les îles hautes par Huahine. Pour s’y rendre depuis Rangiroa il a fallu passer par Tikehau puis Tahiti. Puis Moorea après avoir changé d’avion à Tahiti et enfin arriver à Huahine, un long après-midi à observer les lagons depuis le ciel.
À notre arrivée, Christelle est venue nous chercher à l’aéroport pour nous amener jusqu’au Camping Hiva qui est situé à la pointe sud de la péninsule tout a l’opposé de l’île. Et comme il faisait déjà nuit on réservait la surprise du spot pour le réveil du lendemain. Quelques tentes étaient là mais l’emplacement était tellement vaste que nous avions l’embarras du choix pour planter la notre.
Camping

Le spot de camping sur Huahine Iti

Huahine Iti, la tranquilité
L’ouverture de la toile de tente le lendemain ne nous a pas déçu: le sud du lagon et l’océan pacifique. Bam. Magnifique. Il nous fallut en revanche peu de temps pour s’apercevoir que cet endroit était très isolé du reste de l’île et que sans moyen de transport il s’avérait difficile de découvrir les environs autour du village de Paea. Le stop n’est pas super efficace quand aucune voiture ne passe sur la route pendant de longues heures, et le vélo ne suffit pas pour se rendre de l’autre côté de l’île, c’est tout simplement trop loin. Donc le premier matin on est partis dans un sens à pied pendant deux heures, puis dans l’autre sens deux heures de plus. Pas grand chose autour de Paea et comme c’était dimanche impossible d’espérer rentrer à l’arrière d’un pick-up. Un petit plouf dans le lagon pour faire passer la légère déception, des bénitiers très colorés et plein de poissons de partout et ça va mieux.
Puppies

Nos compagnons de voyage

JM crab

Le récif devant notre plage

Dur dur le stop…

Après une nuit blanche passée à essayer de rester en vie sous la tente alors qu’un ouragan était en train de passer sur nous, on était surmotivés pour bouger. Une fois la tempête calmée on est partis pour un tour de Huahine Iti, la presqu’île du sud.

Marae

La marae voisin du camping

Plage Huahine Iti

JM grumpy

Dur de marcher avec cette chaleur

Après 3 kms à pied on fut chanceux pour se faire prendre en stop jusqu’au pont connectant les deux iles. Le point de vue était splendide, avec un mélange de vert de montagnes de baies de partout. Après 2kms de plus à pied, on se fit offrir deux énormes pamplemousses dans la rue et un vieux local nous rapprocha à nouveau sur quelques kilomètres de notre point de départ.

Pont Huahine

Le plus long pont de Polynesie

Baie soleil

Pano Huahine lagon

Le lagon de Huahine

Soph contente

Soph adore la Polynesie

Montagne Huahine Iti

Pamplemousse

Gratos, merci!

Mais à partir de là, c’était la galère: pas de scoot, de vans, de trucks, de voitures ou de pick-ups rien. On a du marcher plus de 7 kms avant que quelqu’un ait finalement pitié de nous sous la pluie qui était revenue pointer le bout de son nez. Plus tard, après un peu de repos, Christelle nous emmena en ville à Fare car elle avait rendez-vous là bas et qu’on voulait en profiter pour voir à quoi ça ressemblait. Mais ce coup-ci l’ouragan était de retour avec toute sa puissance. Donc à part prendre l’apéro en attendant que ça passe on a pas fait grand chose au port de Huahine!

Crabe afraid

On fait moins le malin hein!

JM walking

Personne nous prend en stop, faut marcher…

Cette journée était sympa mais nous étions épuisés de marcher et fatigués du temps qu’il faisait. Donc pour le lendemain on voulait absolument un scooter ou une voiture et faire le tour de l’île proprement.

Lagon sale tempsAttention au grain

Hibiscus

MAIS le lendemain fut un désastre. Une nouvelle nuit sans fermer l’oeil, nous nous rendons à pied au loueur de voiture qui prend 50 € pour 4 heures de scooter et le double pour une Fiat! On refuse et on décide de faire du stop vers Fare mais après une heure et demie sans voir passer un autre véhicule que les gendarmes, on a abdiqué et on est rentrés au camping dépités. À tous ceux qui veulent aller au camping de Huahine on recommande de prendre vos devants pour louer un véhicule et de le partager à plusieurs pour réduire les frais. Heureusement, on a fait des rencontres superbes sur l’île avec qui on allait passer encore plus de bons moments dans les prochaines îles.
Arbre trou

Bye bye Huahine

La prochaine destination, Raiatea se situe à 10 minutes d’avion de Huahine. Une fois de plus sous un déluge dantesque, il nous a fallu plier la tente et faire les bagages pour se rendre à l’aeroport à 6 heures du matin. Qui est ce qui pense que voyager c’est les vacances en illimité?
Next! RAIATEA

Nouvelle île nouveau camping au Sunset Beach, un grand motel pas loin du village de Raiatea.

Camping

Le site du camping à Raiatea

Ce coup ci on s’y est mis direct pour organiser la location de voiture, de scooter, la plongée et une excursion sur l’île voisine de Tahaa. On ne voulait pas s’encrasser au camping et ne rien faire! Bon l’organisation c’est pas le fort des polynésiens donc il a fallu un peu de temps pour savoir si le centre de plongée voulait bien faire de la plongée (!!!) si le loueur de voitures avait encore des véhicules (non non ça n’est pas une blague) etc, etc… C’est un peu comme la France mais avec la chaleur humide en plus.

Vue Bora bora

Notre vue sur le lagon avec Bora au loin

JM velo

Balade en vélo sur la côte Ouest

On respire profondément

Alors pour s’aérer l’esprit rien de tel que prendre deux vélos et partir faire un tour n’importe où avant de se remettre en quête de quoi que ce soit de compliqué. Ici il n’y avait pas grand chose à faire mais juste respirer l’air pur et s’évader nous suffisait.

Vue camping

La vie est tranquille

De retour au camping on rencontrait nos collègues pour les prochains jours: un couple belge, un couple français un anglais farouche et Lobby une australienne. Après de brèves présentations on se remit en route sur les vélos pour découvrir la côte Ouest, jusqu’à ce que la pluie nous rattrape. Le paysage est magnifique mais sous les nuages le rendu n’est pas le même sur le lagon. Mais rien que de rencontrer les locaux, et d’être partis en mode exploration à nouveau nous avait fait le plus grand bien. En rentrant au Sunset on nous confirma la voiture pour le lendemain, la plongée deux jours plus tard, et une excursion pour notre dernier jour la vague positive était de retour.

Vue lagon

Mer d’huile…

Journée marathon
Le lendemain matin, voici notre voiture pour la journée un modèle réduit pour cinq passagers mais on va faire avec. Notre idée à Juliette Mathieu Libby Soph et moi consistait à faire le tour de l’île en prenant le maximum de photos, d’admirer les points de vue, faire des balades en montagne sur les motus si c’était possible.
Voiture

Le team Tour de l’Ile

Bon vu le temps à 8 heures du mat, les trois dernières idées sont passées à la trappe. Pour le reste, et bien les nuages étaient tellement bas qu’on apercevait à peine les montagnes, la pluie avait transformé le lagon en copie de la mer du Nord et le vent était tellement fort qu’on pouvait faire une croix sur les kayaks.
Pluie voiture

Faut rester concentré

Motu clouds

Joli même sous la pluie

Une météo médiocre mais une compagnie au top!
Par contre l’ambiance dans la batmobile était au mieux et nous avons d’un commun accord décidé de nous rendre au musée du coquillage au sud de l’île. Au moins là bas on serait à l’abri.
Montagne brume

On y voit rien

Mini motu

Sophie l’artiste

Le musée du coquillage, un puits d’informations!!!
Arrivés par hasard dans une maison de particuliers (aucun panneau n’indique quoi que ce soit à Raiatea), nous fûmes accueillis par un couple de français qui tenait ce mini musée. En fait la femme était une passionnée et son énergie déployée à ces coquillages était du jamais vu. Des milliers de coquillages étaient rassemblés dans cette pièce à l’arrière de leur maison, et des milliers d’explications nous étaient données par la très prolixe propriétaire qui a tenu plus de deux heures et demi sur les petits mollusques!!!! Comme on était tous trop polis et qu’on ne voulait ni l’interrompre ou la vexer on a tenu bon mais sans passer loin de la syncope hypoglycémique!
Musee coquillage

Des coquillages

Collection coquillage

2 heures plus tard, encore des coquillages

Au bout d’un moment c’était plutôt comique de voir Mathieu se battre avec les moustiques, Libby faire comme si elle comprenait les explications et moi prier pour qu’un miracle m’apporte un sandwich d’un mètre de long. Sophie et Libby étaient au bord du fou rire quand cette dernière poussait des ohhhhhh et des haaaaaa à chaque fois que la dame donnait un détail sur une espèce particulière de coquillage.
Finalement à près de 15 heures nous fûmes libérés de cette pièce de 2 m* 15m et on put se remettre en route pour finir notre tour de l’île, ravis d’en savoir plus sur ces fameux coquillages (!!!). Et on put aussi dévorer quelque chose au magasin du coin (bien sûr tout était fermé ou vide ou les deux).

Dancing in the rain from tool-trip on Vimeo.

Pour finir la journée nous nous sommes arrêtés au marae Taputapuatea, haut lieu du triangle polynésien, et avons visité une ferme perlière avant de rentrer au camping. Et même si le temps était apocalyptique nous avons passé une super journée et le coût de la location était dérisoire pour un pays comme Tahiti.

Le soir même nous sommes allés voir une troupe de danse qui préparait le grand festival du Heiva qui s’étend sur cinq semaines au mois de juillet. Comme la pluie redoublait d’intensité nous y sommes allés en voiture, à peine à un kilomètre du camping, mais bon. Les danseurs étaient en train d’apprendre leur chorégraphie mais les rythmes de la musique et la fréquence de la danse tamure des filles était assez impressionnants. Une très bonne façon de terminer la journée sur une note positive.

Ponton copains

A table!!! Enfin le réconfort…

Marae Menhir

La pierre sur le marae

Marae jm et soph

Les touristes au marae

Miri miri farm

Journée mémorable…

Le lendemain nous avons entamé la journée par une opération commando: changer la tente de place afin d’éviter de finir dans la piscine qui s’était formé autour de nous. Ensuite nous sommes allés au marché d’Uturoa qui propose du ukulele le vendredi matin. Complètement authentique, le groupe était composé de six ou sept personnes qui essayaient d’égayer la journée de malheureux touristes ou locaux qui étaient pris au piège de ce temps désastreux. Et la météo ne faisait pas que des dégâts dans la tête des voyageurs car une fois dans le marché, il était impossible de trouver fruits ou légumes tellement le manque de soleil était prolongé.
Le dérèglement des saisons avait clairement un impact sur la vie des locaux. Quelques citrons et du taro voila tout ce qui était proposé au marché du centre économique des îles sous le vent!!!
Plus tard ce jour là Sophie partit faire un tour sur le récif pour faire coucou avec quelques requins, pendant une brève éclaircie mais ce fut tout. Notre dernière journée fut encore épique. Il a fallu ranger entre deux averses, faire du stop pour aller en ville (merci les locaux vous êtes trop cools!!!) et au retour passer chez le coiffeur:
Coupe de cheveux

Coupe de cheveux sous les trombes d’eau merci Libby!

Libby avait par le passé bosser chez un coiffeur donc on en a profité. Il pleuvait des cordes donc il n’y a ait rien d’autre à faire. Merci pour la coupe Libby nickel!

Pluie à Raiatea!
El Niño hits us
from tool-trip on Vimeo.

JM ponton

Juste quand on part, le soleil est de retour

Et là comme par miracle, seulement quelques heures avant de partir pour Bora Bora, les cieux s’ouvrirent et un large ciel bleu nous accompagna jusqu’à l’aéroport. Quelques heures à en profiter seuls sur le ponton, à admirer la vue, à en prendre plein les yeux et à sécher nos affaires.

Hibiscus coco

BOOBS

Humour local

On avait presque oublié à quoi ressemble les îles donc il était temps que le soleil réapparaisse. Perfect timing pour s’envoler vers la perle du Pacifique, Bora Bora.

Ponton sunset beach

Waou

3 reflexions sur “Pluie à Huahine et Raiatea

  1. Avatarmam

    y a des zzzzzzzzzzooooooooouuuuuuuuuuurrrrrrrrrrrrrrssssssssssssss!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    mais on arrive quand même pas a vous plaindre .

    un ciel gris et des gens sympas c’est quand même bien.

  2. Avatarchristian andre

    super l endroit jai aimer le silence de ces iles perdu dans le pacifique merci pour tout a bientot de vous lire christian

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