TOOL TRIP

Popayan, Cali et kite sur le lac Calima

Popayan – La citée blanche

Popayan

Arrivés à Popayan nous avons marché du terminal jusqu’à l’hôtel Hosteltrail, très propre bien situé, mais un peu cher et très bruyant (50000 pesos la chambre double négociée, sans petit déjeuner). Pour se dégourdir les jambes endolories, on est partis faire un petit tour du centre-ville, tout illuminé la nuit, et plein de locaux rentrant du travail chez eux, c’était très joli.

White buildingPopayan est connu pour son centre-ville aux façades blanches et au crépuscule on a trouvé que la ville était sublimée. En plus, au gré des carreras et des calles on est tombés sur un resto mexicain qui proposait des quesadillas et des burritos comme on les adore!

Devinez pourquoi Popayan est surnommée la ville blanche: et bien toute les façades de son centre-ville sont blanches!

Two churchesTop view

Comme nous étions arrivés en ville au crépuscule, sa balader le lendemain matin dans les rues du centre-ville nous fit un petit choc: c’était blindé, des voitures de partout beaucoup de bruit et beaucoup de monde. Par contre les façades des bâtiments sont magnifiques, toutes blanches avec des cours intérieures dans lesquelles nous étions autorisés à pénétrer par les gardes armés grâce à nos bonnes têtes de touristes.

Nous sommes également allés voir le point de vue qu’offre le Cerro de Morro en surplomb de la ville.

Soph jump

Sophie au sommet du Cerro De Morro

Popayan street and twingo

Les rues de Popayan…toujours avec une Twingo pas loin!

Courtyard

Une des magnifiques cours intérieures

Un petit conseil pour profiter pleinement de la ville ne pas hésiter à demander aux videurs postés à l´entrée des bâtiments de rentrer visiter, ils vous laisseront passer avec plaisir

En fait on s’aperçoit de là-haut que Popayan est beaucoup plus vaste que ce qu’on avait pu entendre comme commentaires ci et là de gens qui ne parlaient que du centre-ville et de ses murs blancs. Ça ce n’est qu’un micro morceau, et le plus beau, de cette ville ordinaire. De là-haut on a eu la chance que les nuages se délitent et on a pu prendre quelques photos. À partir de là et en errant encore sur le chemin du retour dans les rues du centre-ville on s’est décidés à mettre le cap sur Cali, notre prochaine destination.

Pretty calle

Popayan est une belle ville universitaire et à nos yeux le centre colombien des banques (il y en a partout c’est dingue!) mais surtout c’est une bonne manière de couper le trajet entre San Agustin et Cali, y passer une journée étant l’idéal surtout quand la météo décide d’être de votre côté.

ChurchMaintenant cap sur Cali, troisième ville du pays et capitale mondiale de la salsa.

Colombia bike

Vamos!

Cali – soit tu adores, soit tu hais, pour nous c´était un peu entre les deux.

 

Colombian street art

Incroyable graffiti de Cali

Maison Violette

L´hostel Maison Violette

Nous voilà débarqués à Cali depuis Popayan dans une chaleur humide étouffante en plein milieu de l’après-midi. Nous avons jeté notre dévolu sur le quartier de San Antonio, une partie de la ville tranquille avec des rues en pente de partout, des maisons typiques et pas mal d’hostels à bon prix.

On a choisi de rester à la Maison Violette, un hôtel repris il y a deux ans par un français avec une terrasse assez énorme qui offre une vue imprenable sur la ville. Le seul problème c’est que l’hôtel était pas super bien tenu: en apparence propre, il y avait un peu partout de quoi faire pour le rendre top. Alors bien sûr comparé à certains taudis dans lesquels on a pu rester en Asie c’était le Ritz, mais c’était juste un peu frustrant de voir le jeune argentin en charge de faire tourner la boutique dire aux gens qu’il avait le meilleur job du monde car il n’y avait rien à faire, que tout était propre et que la vie était belle. Pas tout à fait mec mais bon. On avait une chambre privée et une terrasse pour passer la soirée tranquille avec une belle vue.

Night view balcony

Cali la nuit depuis notre terrasse

Cathedral Cali

L´église Ermita

On a passé notre première après-midi à explorer le centre-ville: un mix d’immeubles ultra moches, de belles églises, de clochards bizarres, de supers spectales de rues, de jeunes businessmen pressés et de ruelles qui puent. Bref difficile de s’en faire une idée.

Pacific ocean live music in Cali, Colombia from tool-trip on Vimeo.

Mais on a bien marché un peu partout en profitant des différentes places sympas qu’on a pu dénicher. De retour à San Antonio, c’était beaucoup plus calme, plus propre et plus cool.
Et entre pas mal de restos assez chers, il y avait même moyen de dégoter des bonnes adresses comme Chocolate où vous pouvez avoir un menu à 2€ (soupe, plat principal typique et boisson incluse), mais où il vaut mieux éviter d’aller le soir car ils quadruplent les prix… Le reste du temps on a préféré manger les meilleurs arepas du coin là où tous les locaux du quartier se rassemblent tous les soirs: super bon, convivial et quasiment donné.

Cali est la capitale mondiale de la salsa. C’est pour cela que Cali est connue partout sur Terre.

Danser la salsa…ou pas!

Le seul bémol c’est que les clubs sont un peu loin de San Antonio et qu’il faut 20′ de taxi pour s’y rendre. Mais tranquillement installés dans un resto qui proposait de la musique live, dépourvus de quelconques habits qui nous auraient permis de rentrer dans les bars on n´a pas réussi à se motiver pour tenter nos meilleurs pas de danse colombiens. Pas cool on sait mais on était vraiment bien posés et pour nous c’est ce qui compte, profiter comme on en a envie.

Coffee timer

Non mais quelle blague…

Le café en Colombie, plus grosse mascarade jamais vue

Le lendemain on se mit en route pour la journée par un café colombien. On nous avait recommandé de bien demander aux serveurs un café serré car ici il se boit plus que léger. On a donc suivi les conseils et une fois encore le barista en chef a voulu nous montrer tout son art en mettant plus d’un quart d’heure à mettre trois grains de café à moudre dans une machine et à peser quatre centilitres d’eau bouillante, tout ça sous la houlette d’un sablier pour éviter que le café ne soit trop fort… C’est quoi tout ce bazar. Ailleurs sur la planète on met une capsule dans une machine on appuie sur un bouton et hop le café est prêt en deux secondes et est délicieux. Ben là non, il est cher pas top et il faut patienter trois plombes.

El Gato Soph

Le parc El Gato…

Promenade matinale

Un peu déçus, on est partis faire un peu d’exercice, monter jusqu’au sommet d’une colline Los Tres Cruces qui surplombe Cali. En route, vous pouvez faire une petite pause dans le parc El Gato qu´on pourrait surnommer le coin des chats: c´est un parc le long de la rivière avec des dizaines de sculptures de chat dans toutes les couleurs.

Gato yellow

Des chats, encore des chats, partout des chats

Gato yellow and blue Gato pirate Gato girl

 

Gato black and white

Gato comics

Les sculptures du parc El Gato

Comme partout dans ce pays, c’est pas censé être sans danger de se balader avec trop d’affaires de valeur, mieux vaut y aller le matin avec un groupe etc… Bon autant vous dire qu’on est montés avec tout notre matos, habillés en touriste, et qu’il y avait des centaines d’autres personnes qui faisaient leur sport du dimanche matin avec nous.

L’ambiance était excellente et certainement la balade favorite des habitants de Cali le weekend. Ils portaient tous les dernières tenues de sport à la mode, il y a le long du chemin des stands pour se restaurer et pour info ce n´est pas vraiment une balade de tout repos car il nous a bien fallu une heure pour atteindre le sommet. En effet ça monte plus que ce à quoi on s’attendait.

Los tres cruces

Los tres cruces et quelques antennes…

View from the top

LA vue!

Gym

La salle de sport

Tres Cruces panneau

Soph and the cops

La police qui fait (que) des selfies

Soph gymJM gym

En arrivant au sommet il y avait même tout l’attirail d’une salle de gym pour ceux qui voulaient se faire gonfler les bras!  Et tout ça sous la protection d’une police omniprésente. Pour nous le plus intéressant était la vue depuis le sommet, laissant à nos pieds toute la ville et en face la réplique parfaite du Christ de Rio sur la colline voisine.

Selfie summit

Selfie au sommet

Cristo del Rey

Le Cristo Rey depuis Los tres cruces

Balade los tres Cruces

Le sommet vu depuis le bas…

San Antonio streets

Les rues du quartier San Antonio

Demenagement

Le déménagement en mode colombien

Street art

L´art de rue de San Antonio

Earth street artAprès une matinée passée à marcher en plein soleil, on a décidé de se reposer à l’hôtel pendant les heures les plus chaudes de la journée avant d’explorer un peu plus les rues du quartier avant la nuit.

Et ce soir-là non plus aucune motivation particulière pour aller danser la salsa dans les clubs branchés de Cali, on est restés tranquilles sur la terrasse à penser à nos aventures autour du monde, et tout ce qu’on avait fait depuis plus de onze mois.

Le lac Calima 

Prochaine étape dans notre tour de la Colombie était situé au lac Calima, deux heures au Nord Ouest de Cali, à 1450m au dessus du niveau de la mer, connu pour ses vents forts et donc pour la pratique du kite.
On a pris un bus depuis Cali en direction de Darien et on s’est fait déposés pas loin de Pescao Kiteboarding un club de kite dont on avait entendu parler sur des blogs. On a trouvé le spot, un centre blindé de locaux vu qu’on était le weekend et on a aussi vu que la réputation du lac était fondée: un max de vent, mais aussi irrégulier que puissant, normal vu la géographie du lac entouré de montagnes.
Lake sunrise

Splendide vue depuis le centre Calima Kite

On est donc arrivés chez Pescao, l’ancien pro de kite colombien qui suite à un accident de voiture s’est retrouvé en fauteuil roulant et on a aussi découvert ses prix: exorbitants pour le pays. Les repas, la location, le camping tout était dingue. Affamés on a quand même pris un plat typique huit fois plus cher qu’ailleurs et après quelques heures à patienter on a tout de même louer du matos. Je suis parti naviguer en premier et pendant une demi heure le vent était pas mal. Au tour de Sophie donc d’en profiter, en manque de sensations fortes depuis Tahiti trois mois plus tôt.

Carnage sur le lac Calima

Et là comme par enchantement, une tempête arrive sur le lac et en moins de cinq minutes des rafales à 40 noeuds deviennent légion et le lac se transforme en champ de bataille. Horrible surtout qu’on avait un kite de 9m2 adapté pour des vents de 20 à 26 noeuds max. On est donc passés en mode survie, en essayant de nous ramener sur la terre ferme avec le kite en un morceau au beau milieu d’une pluie torrentielle et sans se briser tous les membres d’un coup. Mission accomplie sauf que Sophie a uniquement réussi à s’attraper aux rebords de la jetée au lieu de rider comme dans les eaux turquoise de la Polynésie, pas génial comme expérience. Pour ma part je suis retourné quelques minutes à l’eau histoire de profiter de la location jusqu’au bout mais avec des rafales pareilles c’était pas le top loin de là.

Tente Kite Calima

Notre tente

Donc pour changer d’air et éviter de se ruiner on s’est mis en route pour un autre centre de kite et on est tombés sur Calima kite quelques kilomètres plus au Nord. Une super atmosphère entre les kiters et des proprios ultra accueillants juste ce qu’il nous fallait après la tempête. Ils nous ont même offert la nuit sous la tente gratos du moment qu’on allait louer du matos de kite. Parfait. En plus il y avait une protection naturelle pour le vent où planter la tente et un mini resto pour le diner. Excellent.
Rave party colombienne
Bon c’était sans compter qu’un nouveau restaurant venait d’ouvrir la semaine précédente et avait décidé de fêter ça pendant toute la soirée: de 8h du soir à 5h du mat et de 6h du mat à minuit le lendemain, on a supporté la pire musique colombienne qui puisse être à un niveau sonore inégalé jusqu’alors. Inhumain.
Lake Calima before the storm

Le calme avant la tempête

Surtout qu’au réveil (enfin quand le soleil s’est levé quoi), le lac était magnifique, calme, pas une ride mais 100dB de la part des abrutis d’en face! Même les jeunes proprios, Nia et son copain n’en pouvaient plus et ils nous ont proposé d’aller avec eux à Darien prendre le petit-déjeuner et visiter les locaux du shaper Cogua kiteboarding. Harold nous a fait faire le tour du shop et expliqué sa philosophie pendant un bon moment c’était génial, et surtout il n’y avait plus de musique dans nos tympans!

Cogua shaper

Harold, monsieur Cogua Kiteboarding

Shaper room

La salle de shape

Fibre sechage

La fibre de verre en mode séchage

Designs

Les dessins utilisés pour imprimer sur les planches

Feel Free

FEEL FREE

On a appris plein de trucs sur sa technique de shape, le bambou qu’il utilise dans les planches, les designs basés sur l’influence colombienne etc… Un grand merci à Harold qui est passionné et qui parvient à transmettre sa passion aux autres.
Love heart reflection lake

Réfléction sur le lac Calima, romantique

Du côté du lac, en rentrant de Darien en bus, la musique était toute aussi forte et le vent pas encore au rendez-vous. Ce n’est qu’après 15h cet après-midi là que j’ai tenté pour la première fois une Waiman dans l’eau fraîche et douce de Calima. Bon après une heure à tenter de ne pas me faire arracher par les rafales j’ai rendu les armes, fourbu mais frustré des conditions. J’ai déconseillé à Sophie d’y aller sachant que ce n’était pas vraiment un plaisir et surtout car on allait avoir d’autres occasions sur la côte Caraibes quelques semaines plus tard. Eau chaude, sable doux et vent constant.

JM kite Calima

JM en mode cruising

Le reste de l’après-midi on l’a donc passé à discuter avec les locaux avant que tout le monde rentre dans ses pénates et qu’on se retrouve seuls dans notre tente avec la musique d’abrutis toujours à hurler en face. À minuit environ ils se sont enfin endormis nous laissant en paix après un marathon/calvaire de 30 heures de rave party colombienne. La musique fut remplacée quasi instantanément par une pluie torrentielle qui ne fit pas l’affaire de notre sommeil une fois encore…

Cafe Paris Darien

Café Paris en Colombie

Debout avec l’aube, on remballa la tente détrempée et se mit en route pour la vallée du café et Salento.

3 reflexions sur “Popayan, Cali et kite sur le lac Calima

  1. AvatarRomain Hug

    Des twingos en Colombie !!

    En tout cas c’est marrant ce mélange entre ce que nous considérons comme de bon goût et certains trucs hyper kitsch. C’est le style sud america quoi !!!

  2. Avatarmam

    je voudrais savoir si Sophie ne s’est pas fait trop mal en atterrissant au milieu de la ville.

    si on n’aime pas les chats on ne va pas à Cali mais on peut toujours faire des selfies avec des policiers sympas

    encore un article plein de nouveautés qu’il faut lire et relire pour s’imprégner de la vie colombienne.

    Alors et une petite salsa avant le retour au pays des  » terr……. » !!!

  3. AvatarChristelle et ses hommes

    Hello vous 2,
    Wahou, quelle aventure ! C’est tellement intense, qu’à la première lecture, on est essoufflé. Ça n’a pas été de tout repos ce séjour. Vous photos sont toujours aussi belles et vous avez toujours la pêche, c’est génial. À très bientôt. Christelle

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