TOOL TRIP

Les vapeurs de soufre du Kawah Ijen

crater

Kawah Ijen se situe à quelques encablures du Bromo. C’est sur la route touristique typique empruntée par la totalité des tours operator qui proposent aux touristes le combo des deux volcans en deux jours/nuits. C’est aussi l’attraction favorite des gens qui séjournent sur Bali. Il suffit de se rendre à Gilimanuk, le port du Nord Ouest de Bali, prendre le ferry pour Banyuwangi et monter au Ijen en un jour. Notre choix fut de se rendre au Ijen de manière indépendante. Et bien mal nous en a pris.

Une galère de plus

On a pris un bus pourri de Cemoro Lawang, le village du Bromo pour descendre à Probolinggo (la ville des pickpockets) en parvenant à trouver 10 personnes en moins d’une demi heure, un record. Comme on était tous motivés à déguerpir de là au plus vite on n’a pas attendu d’être 15 et on a tracé, en payant même un peu moins cher que la veille pour le même trajet (on était un de plus ouaissss). À l’arrivée à Probolinggo on s’est joint avec Sarah et le couple d’allemands Vanessa et Sebastian. On cherchait tous les 5 à atteindre Bondowoso, qui est la ville le plus proche du Ijen, et depuis laquelle on pouvait se rendre à Sempol le minuscule village étape où tout le monde se réunit pour le volcan.

map ijen

On savait tous qu’après 15h c’était mort pour les bus. C’est la tendance sur Java de vous laisser en plan à partir du milieu de l’après midi. Et c’est précisément l’heure à laquelle tous les voyageurs souhaiteraient débuter leur trajet après avoir profité du reste de la journée. Bref dans le cas présent on s’est fait approchés par un rabatteur du terminal qui nous montre un bus (moisi) qui apparemment partait pour notre destination. Il demandait 30000rp par personne soit le double du prix normal, argumentant que le bus allait directement à Bondowoso (sans s’arrêter tous les 5 mètres pour faire monter plus de monde, ou des poules ou des scooters en panne) et partait 10 minutes plus tard.

Comme d’habitude, on voulait l’option la moins chère et on pensait attendre un peu au terminal pour trouver un bus à moitié prix. On a tenté de faire baisser le prix vite fait et on a réussi à gagner quelques centimes. Comme on voulait quand même partir, on est montés dans le bus. Ayant lu de faire particulièrement attention dans ce lieu aux vols, et aux arnaques, on était aux aguets avec nos affaires etc…. En montant à bord, deux mecs louches nous ont demandé de payer directement le bus donc on a refusé n’étant pas rassurés sur le fait qu’ils faisaient bien partie de la compagnie de bus. Pendant 20 bonnes minutes on a dit non, leur demandant pourquoi les autres passagers ne payaient pas leur billets aussi avant de partir. Et comme deux locaux devant nous payaient leur place respective, on a fini par payer les notres et discuter avec le gars pendant un quart d’heure de choses et d’autres.

La première arnaque du tool trip?

Mais en deux secondes ils sont descendus du bus et Sophie pensait qu’on s’était faits avoir car on ne les voyait plus, nulle part dans le terminal, ils avaient disparu complètement. Les deux passagers indonésiens qui avaient payé devant nous aussi!!!! C’était le plan parfait pour eux de nous avoir zoubé 25000rp par tête sans qu’on s’en rende compte (même avec nos reçus dans les mains). Pour environ trois longs quarts d’heure, Sophie était en panique. Le bus ne bougeait pas (on était censés décoller direct je vous rappelle) et on s’attendait à se faire encore demander de la thune pour aller jusqu’à Bondowoso. Et quand le bus finalement pris la route, que le controleur venait lentement jusqu’à nous pour nous demander nos billets, Sophie était prête à tout lacher et à appeler la police. Le reste de la troupe restait concentrée mais sereine…pour une bonne raison car au final le mec est venu prendre nos reçus, les a déchiré en a édité deux nouveaux et a passé son chemin sans nous demander quoi que ce soit. Tout ça pour ça! Nos billets étaient en fait bien valables. Le seul mensonge des vendeurs était dans la durée du trajet: pas 2 heures comme annoncé mais plus de 4 heures et en mode stop à tous les coins de rue. Mais bon Sophie était rassurée, son taux de stress était redescendu à un niveau normal. Vive les bus indonésiens!

Quand on a finalement atteint la gare de Bondowoso ce n’était que pour trouver un terminal vide à part quelques bemos. Comme on s’y attendait, il était trop tard pour espérer avoir notre connexion pour Sempol. Les options restantes étaient perdre une nuit sur place ou payer une fortune un minivan jusqu’au village. Comme on avait pas trop le choix ni l’envie de passer une nuit pour rien, on a opté pour le bus shuttle en essayant de marchander un peu et en divisant par 5 on est parvenus à un bon compromis. Le chauffeur s’est même eclipsé 5 minutes pour changer de minivan et en prendre un avec la clim’ et des sièges bien confort (enfin pas pour moi car j’ai fini dans le coffre). Le van (et son chauffeur) se sont avérés bien efficaces car on a atteint Sempol en un temps record. Le mec était juste fou à doubler de partout en pleine jungle dans les angles morts etc… Mais au moins on a pas trainé! Enfin arrivés, on n’était pas au bout de nos peines car le village était vraiment louche, avec uniquement un resort qui était blindé et hors de prix. Seuls les touristes qui avaient organisé un tour tout compris de Java y restaient pour la nuit. Comme on avait uniquement quelques heures de sommeil devant nous et qu’on ne pouvait pas s’offrir le quart du prix demandé, le staff était malpoli (n’allez pas à Arabica Guesthouse c’est des vrais requins) on est partis en quête d’une guesthouse bienveillante qui voudrait nous offrir un toit et accessoirement nous trouver un moyen de monter au Ijen car depuis Sempol il faut encore une demie heure de voiture à 1 heure du matin pour être au départ.

Nous voilà donc tous les 5 arpentant les rues désertes du village dans le noir le plus complet en quête d’un miracle. Un coup de chance a fait que le chef de garde (il y a des barrières comme des postes frontières un peu partout sur cette route où il faut se déclarer) nous a amené dans une des maisons du village où l’on s’est fait accueillir par une charmante jeune femme et ses deux enfants.

team ijen

Notre maison pour la nuit…

Pas du tout une auberge de jeunesse mais elle a bien voulu moyennant quelques euros nous laisser ses matelas et nous a même préparé un bon diner. Son logis était très basique mais son accueil était parfait elle a même cherché une chaine de télévision en anglais pour ses invités et nous a dégoté un ami de son mari pour venir nous chercher à 1h du matin le lendemain nous emmener jusqu’au Ijen et nous ramener 7 heures plus tard…! Une vraie aubaine.

C’est parti pour le volcan

5 heures plus tard donc, nous voilà une nouvelle fois sur la route d’un volcan, le dernier pour l’île de Java. 40 minutes plus tard d’une route sineuse et de check points à barrière à l’indonésienne nous arrivions au départ. Excités à l’idée d’y être (enfin) nous nous dirigeons vers l’entrée pour payer nos billets du parc national auquel appartient le Kawah Ijen: ici pas moyen de gruger, de faire semblant ou quoi que ce soit. Et bien sûr c’est quinze fois plus cher pour les touristes non locaux. Et en plus tout ça pour we faire dire qu’il faut attendre une heure que le comptoir ouvre!!!!!! Je crois rêver…

On vient de l’autre bout de la planète pour voir le lever de soleil depuis le haut du cratère d’un volcan actif, on se lève aux aurores pour être prêt et tout, et les mecs t’annoncent que ya pas le feu, faut se peler le …. dehors jusqu’à 2.30 que ces messieurs se décident à bien vouloir nous faire sortir le chéquier. Ok sur le coup je suis bien énervé mais ya de quoi franchement.

Et les raisons annoncées pour ce retard sont toutes différentes de la bouche d’un guide ou d’un autre. Donc la seule option pour se calmer et ne pas s’endormir c’est un café et une petite conversation avec d’autres marcheurs désabusés. Et pendant ce temps là les bus de tours organisés débarquent leurs dizaines de touristes que l’on pensait éviter en démarrant plus tôt qu’eux. Raté!

ready
Quelques détails techniques à présent: l’ascension du Kawah Ijen présente deux intérêts principaux: les « blue flames« , sorte de gazinière géante naturelle et la vue du lac depuis le haut du cratère. Pour espérer voir les « blue flames », il est indispensable que ce soit la nuit noire complète sinon ça rend rien. Et comme il commence à faire jour à 5 heures, et qu’il faut pas loin de 3 heures pour monter, puis descendre dans le fond du cratère pour s’approcher et voir les « blue flames », le planning s’annonce serré en ne pouvant pas démarrer avant 2h30.
Vers 2h15 le bureau délivrant les billets d’entrée a enfin ouvert donc on a vite acheté les précieux sésames et on s’est dépêchés de rejoindre la barrière pour prendre le chemin du volcan mais il y avait déjà un monde fou et ça restait désespérément fermé. On se serait cru au départ d’un 10km: on a fait un petit échauffement, on aurait même pu faire une dance de groupe si les gens s’étaient sentis mais à 2h30 ils étaient plutôt renfrognés qu’enthousiastes. On savait qu’il allait falloir envoyer pour tenter de voir les « blue flames », grosse particularité par rapport au Bromo qu’on venait de voir moins de 24 heures plus tôt. Dès que les portes furent ouvertes, on a pas eu besoin de jouer des coudes mais on s’est juste pas arrêtés de toute la montée.

dust in the air

Visibilité néant…

Un volcan bien actif

Au bout de 20 minutes, on commençait à sentir les vapeurs de soufre dans l’air. Les deux heures suivantes s’annonçaient sympas avec cette odeur et la poussière omniprésente qui remplissait nos poumons. La montée était relativement tranquille, le chemin vraiment super balisé et compte tenu des 200 personnes avec nous, aucun risque de se tromper. Avant d’arriver au cratère, c’est même plutôt plat sur un kilomètre.

porter

Sur le trajet, on a croisé quelques porteurs de soufre qui font le trajet deux fois par jour avec des paniers qui peuvent peser jusqu’à 80/90 kgs, tout ça pour gagner des cacahuètes. Ca fait vraiment vomir de voir que ces pauvres gars se ruinent la santé pour trois francs six sous. Alors pendant que les touristes montent admirer les lieux, les porteurs essayent de vendre des petites quantités de soufre aux formes bizarres comme souvenirs mais c’est pas vraiment ce qu’on veut ajouter à nos 15 kgs dans le sac pour l’année à venir. Mais bon si quelques touristes peuvent faire en sorte que les mineurs gagnent un tout petit peu plus avec des souvenirs qu’au prix du kilo de soufre à des grandes entreprises qui s’en mettent plein les poches, pourquoi pas.

sulfure
On a donc finalement atteint le sommet en même temps que les toutes premières lueurs du jour. Et de là haut on pouvait déjà apercevoir les « blue flames », trop bien. On voulait faire la descente pour s’en rapprocher donc on s’est vite mis en route. Les guides proposent ici de louer des masques pour se protéger des vapeurs toxiques, mais vu la tête des filtres qui équipaient les masques (date de péremption du siècle dernier) on a dit non et on s’est juste couvert la bouche et le nez avec quelques écharpes, à l’ancienne, comme d’ailleurs pas mal d’autres promeneurs.

blue fires

Une « blue flame » sur le chemin

Alerte générale!

On est arrivés jusqu’à une trentaine de mètres de la source des flammes. Mais des idiots ont décidé de balancer de l’eau sur les flammes pour que le bleu soit pous important et que les touristes prennent de meilleures photos. Résultat la flamme devient énorme un quart de seconde puis se transforme en un panache de fumée bien épaisse insupportable pendant trente secondes. La logique à l’indonésienne. En plus pile à ce moment là un coup de vent dans le mauvais sens et tout le monde en prend pour son grade: plus d’oxygène dans l’air, donc impossible de respirer! On avait lu pas mal de témoignages en ce sens, donc sans hésitation et avant que les touristes asiatiques d’une lenteur incommensurable fassent bouchon, on a pris la poudre d’escampette direction le plus loin possible des « blue flames ». Mais la virevolte de la flamme nous a quand même bien gratté le fond de la gorge le temps de remonter quelques centaines de mètres en direction du sommet.

sunrise

Le jour qui continuait à se lever nous a poussé à accélérer, croisant des centaines de touristes en sens inverse qui n’allait pas voir grand chose car avec le jour qui grandissait l’aspect bleu des flammes avait disparu et il ne restait plus que de la fumée. Bref on montait comme des fous pour ne rien rater, on faisait bien travailler le coeur et les poumons crachaient toute la fumée accumulée les quatre dernières semaines.

fumes

Trop tard pour les « blue flames »

La récompense

Arrivés en haut, c’était désert: tout le monde était sur le chemin du lac pour voir les flammes, on aurait dit une fourmillière. C’était du pain béni pour nous, enfin un peu de tranquillité. Même si l’endroit n’est pas extraordinaire pour le lever de soleil en lui-même, car il est masqué par une montagne, on a marché en haut du cratère sur une bonne moitié de sa circonférence et on a eu des vues du lac époustouflantes et rien que pour nous!

us cold

Par contre, ça caillait sévère là haut et un petit coup de main du soleil qui dépassait enfin les pentes de la montagne voisine n’a pas été de refus. Les couleurs du volcan évoluaient avec le soleil, c’était vraiment le spectacle qu’on attendait. On est restés sur place jusqu’à 7 heures du matin quand même. Au moment de regagner le chemin pour la descente, il n’y avait plus grand monde, les tours organisés étaient déjà en route pour Bali, au pas de l’oie.

clouds in the air

La descente nous pris juste un peu plus d’une heure, à un rythme tranquille, avec la chaleur revenue, on a pu profiter du paysage qu’on avait raté pendant la nuit. Et le timing était parfait car dans l’autre sens, les dizaines de français qu’on croisait galéraient vraiment à monter avec la chaleur et la poussière. Ils avaient vraiment l’air de ne pas en profiter, et de tous ages, ils n’avaient aucune idée de leur erreur, n’ayant pas fait l’effort du réveil matinal, le Ijen présente selon nous que trop peu d’intérêt en journée. Surtout que les fumées sont plus fortes dès que le soleil atteint le lac et que les nuages peuvent vite recouvrir tout le site et ruiner la vue admirable du petit matin. On les a quand même encouragé parce que sinon on avait l’impression qu’ils allaient laisser tomber, c’est vous dire.

soph walking

Enfin arrivés au point de départ, notre chauffeur du jour nous attendait dans le 4*4, ayant passé une petite nuit sur son siège. De retour au bercail sur les 9h30, on avait la journée devant nous après avoir adoré notre nuit… Bon on était pas tout propre ni très frais (ça pue le soufre), mais une douche glacée au seau (qui sert pour les toilettes) et c’est reparti pour un tour.

back home

Le jardin potager de notre logis

La journée ne fait que commencer

Le plan à ce moment là était le suivant: c’était vendredi matin et on devait être à Balangan sur Bali (péninsule de Bukit au sud) pour dimanche soir. On voulait donc bouger direct pour atteindre Bali le soir même au cas où un problème quelconque vienne entraver notre route. Par expérience on savait qu’une bonne marge était vite avalée par les trajets locaux.

Et après 78 heures à fond, deux réveils avant 2h du mat et deux treks de nuit (8 heures de sommeil environ sur trois jours), ça commençait à tirer mais on savait qu’une semaine de repos sur Bali nous attendait.

Donc Kawah Ijen et le port de Banyuwangi sur la côte Est de Java (qui permet de rejoindre Bali à Gilimanuk) sont séparés d’environ 40km à vol d’oiseau. Nickel. Deux heures max puis un ferry de 40 minutes et on arrive à Bali. Trop facile. Malheureusement c’est pas comme ça que ça se passe ici. Tout proche, mais si loin… En effet il n’est pas possible d’emprunter la route directe entre ces deux points sauf en ayant réservé un transport privé. Donc pour nous, c’est direction plein Ouest vers Bondowoso, c’est-à-dire à l’opposé de notre destination finale, puis cap au Sud (vers Jember), un bon détour de 100km et enfin retour sur Banyuwangi. On a partagé la route avec nos compagnons jusqu’à Bondowoso où nos chemins se sont séparés. Nous on a changé de bus pour Jember puis un bemo dans la ville pour changer de terminal. Puis un autre bus sur une route sineuse superbe pour Banyuwangi. Bien sûr juste avant l’arrivée, il nous fallut changer de bus, sans raison et on a atteint la ville portuaire vers 20heures. Bien évidemment à cette heure tardive, pas moyen de rejoindre le port en transport en commun et les bemos nous demandaient une véritable fortune pour faire les 16 kms restants.

roumaine

La nouvelle star indonésienne

On a essayé de se planter au milieu de la rue principale et de voir si quelqu’un voudrait bien nous prendre à un prix raisonnable mais non, donc épuisés on a trouvé deux mecs qui nous proposaient de nous emmener en scooter. Rapide, efficace et pas cher. Avec nos deux sacs fallait s’accrocher au slip, mais on a gagné un temps fou grâce à eux.

Malheureusement le scooter a été un peu trop rapide pour ma chaussure qui était attachée derrière mon sac et qui a du finir sa course au milieu des avenues de Banyuwangi. Pas de chaussures « normales » pour les 11 prochains mois ça promet!

Pas grave, on a sauté dans le premier ferry partait du quai, enfin à quelques kilomètres de Bali et prêt à dormir dans un lit douillet des heures durant. Mais les 45 minutes de traversée habituelles se sont transformées en une heure et demi (il y avait des bouchons de ferries…!). Pas de bus du coup arrivés à Gilimanuk (le dernier part à 22 heures) et les tarifs pratiqués par les taxis sont tout simplement ridicules. Comme on ne voulait pas dormir dans les rues avec les chiens errants, au bout d’une heure de négociation avec les chauffeurs/voleurs du coin, on a pris la direction de Pemuteran dans une voiture beaucoup trop confortable et chère pour nous. Mais on avait rien réservé et comme par hasard, c’était le festival annuel du village!!!!!! Tout était blindé le prix d’une nuit était l’équivalent d’une semaine à Java et il était 23 heures!!!

Finalement avec l’aide du chauffeur, on a dégoté une perle, tenue par une famille qu’on a réveillé, qui nous a laissé une chambre luxueuse à un super prix. Tout finissait bien et on allait enfin pouvoir ronfler comme des bébés, un repos bien mérité pour une fin d’aventure javanaise éreintante. La suite s’annonçait toute aussi excitante puisqu’on allait passer quelques jours en compagnie de ma famille et marier le cousin sur la plage!

us lake

3 reflexions sur “Les vapeurs de soufre du Kawah Ijen

  1. Avatarmam

    quel nouveau périple !!! et quelle nouvelles belles photos.

    au revoir les beaux paysages indonésiens et adieu les mauvaises odeurs.

    à bientôt pour admirer les « pictures » de Malaisie et de nouveaux commentaires détaillés.

  2. Avatarlaurane

    vous êtes des grands malades!!!!!

    jm tu pourras tjs te reconvertir en marchand de tapis, le roi de la négoc!!

    ma photo préférée la dernière bleue
    bisous à vous 2

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